Sécurité civile : Les sirènes ne retentiront pas pour les essais mensuels ce mercredi

Nous en avons désormais l’habitude, tous les premiers mercredis du mois les sirènes d’alerte à la population sonnent dans de nombreuses villes de France qui en sont équipées. Toutefois, elles ne retentiront pas ce mercredi. Explications

Les sirènes de sécurité civile ont pour fonction d’avertir la population d’un danger ou d’une menace imminente. Leur utilisation est complémentaire aux différents moyens d’alerte utilisés par l’État (diffusion des consignes par les services de radiodiffusion sonore et télévision). Dans le cadre du système d’alerte et d’informations aux populations (SAIP), les sirènes de sécurité civile sont désormais implantées pour couvrir des bassins d’alerte. Le signal national d’alerte est une mesure destinée à informer la population d’un danger imminent aux conséquences graves. Cette diffusion s’accompagne de consignes de comportement diffusés par les médias (Radio France ou France Télévision). Elle attend un comportement de sauvegarde de la part de la population. Conformément aux dispositions prévues par l’article R732-33 du code de la sécurité intérieure, les détenteurs de dispositif d’alerte doivent s’assurer de leur bon fonctionnement. Tous les premiers mercredis du mois à midi, les sirènes font l’objet d’un test de déclenchement. Le signal d’essai dure une minute et quarante et une secondes. Il n’attend aucun comportement particulier de la part de la population. Le 1er mercredi de novembre étant un jour férié, « l’essai mensuel de la sirène SAIP est reporté au mercredi 8 novembre 2023 aux horaires habituels. Aucune réaction n’est attendue de la part de la population lors de ces essais », indiquent les services de l’Etat.

Comment reconnaître le signal national d’alerte émis par les sirènes de sécurité civile ?

Le signal national d’alerte se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute et quarante et une secondes, séparées par un silence de cinq secondes. Le signal de fin d’alerte, marquée par un signal continu de 30 secondes, indique qu’il n’y a plus de danger.
Dans les secteurs situés en aval immédiat d’un ouvrage hydraulique, un signal d’alerte spécifique de type « corne de brume » avertit la population de la rupture de l’ouvrage ou d’un lâché d’eau important. Il comporte un cycle d’une durée minimum de 2 minutes, composée d’émissions sonores de deux secondes séparées par un intervalle de trois secondes. Tous les trimestres, les premiers mercredis des mois de mars, juin, septembre et décembre à 12h15, les sirènes font l’objet d’un exercice. Ce signal d’exercice ne comporte qu’un cycle d’une durée de 12 secondes, composé de trois émissions sonores de 2 secondes séparées d’un intervalle de 3 secondes. La fin de l’alerte est aussi annoncée par un signal continu de 30 secondes.

Comment réagir en cas d’alerte ?

En cas d’alerte, vous devez adopter un comportement réflexe afin de vous mettre en sécurité et faciliter l’action des secours. Par défaut, rejoignez un bâtiment afin de vous protéger et vous informer sur la nature exacte de la crise. En fonction des situations, les autorités vous indiqueront la conduite à tenir : se protéger dans un bâtiment ou évacuer la zone dangereuse. Si les sirènes sonnent, 4 comportements réflexes de sauvegarde sont à adopter. En situation de crise, les réseaux téléphoniques et/ou internet pourraient ne plus fonctionner. La diffusion hertzienne est celle qui a le plus de chance de résister. Les antennes de radio France sont les stations de référence pour obtenir des informations quant à la nature et l’évolution de la crise. Vous pourrez ainsi adapter votre comportement en conséquence. Si l’on vous demande de vous confiner : arrêtez la climatisation, le chauffage et la ventilation, bouchez les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées…) afin de vous protéger d’une éventuelle pollution de l’atmosphère. Ou, sur ordre des autorités, évacuer. Tenez-vous prêts à évacuer dans les plus brefs délais. Afin de vous préparer au mieux à une évacuation, la brochure « Je me protège en famille » aide à la constitution anticipée d’un kit d’urgence.

De manière générale :
– Ne restez pas dans un véhicule.
Il faut libérer les voies de circulation pour faciliter l’action des secours. Un véhicule donne une fausse impression de sécurité. En cas d’inondation par exemple, 30 cm d’eau suffisent pour emporter une voiture et elle ne résiste pas à la chute d’un arbre.
Ne restez pas près des fenêtres. Certaines circonstances (comme des explosions, des vents violents) peuvent briser les vitres et blesser les personnes à proximité.
N’ouvrez pas les fenêtres pour savoir ce qui se passe dehors. Le signal d’alerte peut être déclenché en raison d’une pollution de l’air (nuage toxique, etc.). Le confinement est alors indispensable pour se protéger.
N’allumez pas une quelconque flamme. Une pollution de l’air (nuage toxique, produits chimiques) peut-être inflammable. Ne prenez pas le risque de déclencher une explosion tant que la nature du danger n’est pas parfaitement identifiée.
Ne quittez pas votre abri sans consigne des autorités. Le signal d’alerte a pour objectif de mettre la population en sécurité. Tant que l’alerte n’est pas levée (son continu de sirène de 30 secondes), quitter l’abri vous expose au danger.
Ne prenez pas l’ascenseur. Les évènements climatiques peuvent entraîner des coupures d’électricité et des pannes d’ascenseur. Les personnes s’y trouvant risqueraient donc d’y être piégées.
Ne revenez pas sur vos pas. En général et notamment en cas d’inondation ou de rupture de barrage, ne revenez jamais en arrière, les phénomènes rapides peuvent vous piéger et vous pouvez vous retrouver en danger, au milieu des eaux, par exemple.

Infos pratiques : Pour en savoir plus : https://www.interieur.gouv.fr/Alerte/Alerte-ORSEC

 

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