Pratique. Déchets : Comment bien composter ?

Les biodéchets représentent un tiers des déchets ménagers d'un foyer. Il est donc possible de réduire considérablement notre production de déchets en adoptant un geste simple et pratique : le compostage. Mais, encore faut-il connaître les bonnes pratiques. Voici quelques conseils de Kyrielle, le service de collecte et de traitement des déchets de l'agglomération Saumur Val de Loire.

Le compostage vous permet de réduire d’un tiers la quantité de déchets de vous produisez. Vous permettez ainsi de réduire les tonnages à collecter par nos camions (économie d’énergie et réduction de la pollution) et le coût de traitement des déchets pour la collectivité. De plus, les déchets organiques, riches en eau, perturbent la valorisation énergétique (par incinération) et sont source de pollution de l’air comme de déchets imbrûlés, très polluants et qu’il faut enfouir. Le compostage est un procédé de dégradation naturelle des matières organiques par des invertébrés, des bactéries et des champignons qui agissent en présence d’humidité et d’oxygène pour former un humus riche et nourricier pour les sols : le compost. Véritable allié du jardinier, il enrichit le sol, l’aère, favorise le maintien de l’humidité et participe à entretenir la vie dans le sol. Grâce à cet amendement riche et naturel, plus besoin de fertilisants chimique. Enfin, les composteurs sont des réserves de biodiversité. A noter par ailleurs, que d’ici le 1er janvier 2024, tous les ménages devront disposer d’une solution leur permettant de trier leurs déchets biodégradables (relire notre article).

Comment bien composter

Tout d’abord, avant de se lancer dans le tri de vos biodéchets, il convient de choisir le bon emplacement pour votre compost. Pour ce faire Kyrielle, conseille « d’installer votre composteur sur un terrain plat, en contact avec la terre, dans une zone semi-ombragée et à l’abri du vent. » Une fois cela effectué, vous devrez « bêcher le sol à l’emplacement choisi afin de favoriser les échanges d’humidité et permettre la présence des organismes décomposeurs. » Ensuite, le service recommande de respecter « 3 règles d’or », pour une opération réussie. Tout d’abord, il faut veiller à équilibrer et varier les apports : « Réussir son compost, c’est lui apporter à parts égales des déchets azotés, mous et humides comme les épluchures de fruits et de légumes ou les tontes de gazon, que l’on appelle aussi déchets verts et humides, et des déchets carbonés, durs et secs comme les feuilles mortes ou les coquilles d’oeufs, que l’on appelle aussi déchets bruns et secs. » Il est également recommandé de brasser régulièrement le compost pour l’aérer. « Les micro-organismes permettant la décomposition du compost ont besoin d’oxygène. Pour éviter le tassement du contenu et favoriser son oxygénation, brassez le contenu du composteur à chaque apport et retournez-le en profondeur deux ou trois fois par an. » Enfin, il faut l’arroser si nécessaire. En effet, « l’humidité favorise le développement des bactéries et donc la décomposition du compost. Le compost doit être humide, mais jamais détrempé, sinon il pourrira. Surveillez l’humidité de votre compost et n’hésitez pas à l’arroser un peu s’il est trop sec en été. »

Quoi mettre ou ne pas mettre dans le composteur ?

Bien évidemment, comme évoqué précédemment, pour réaliser un compost, il s’agit de varier les déchets. Mais concrètement quels biodéchets sont recommandés ou non ?
Les déchets acceptés : Épluchures et restes de fruits et de légumes ; Restes de repas d’origine végétale ; Coquilles d’œufs écrasées ; Marc de café avec les filtres en papier, thé ; Serviettes et essuie-tout papier ; Petits branchages et tailles de haies ; Feuilles mortes et brindilles ; Plantes et fleurs fanées ; Mauvaises herbes non montées en graines.
Les déchets à mettre modérément : Restes de poisson et de fruits de mer ; Pain ; Restes de viande et os ; Restes de produits laitiers (laitages, croûtes de fromages…) ; Restes de repas gras et huiles alimentaires ; Noyaux et coques de fruits ; Cendres de cheminée froides et sèches ; Sciure de bois non traitée ; Végétaux contenant des substances toxiques (rhubarbe, noyer…) ; Tonte de gazon, de préférence sèche ; Résineux (thuyas, cyprès, pin…) ; Feuilles vernissées (lierre, laurier…).
Les déchets à ne pas mettre : Poussières et balayures ; Filtres et mégots de cigarette ; Couches-culottes ; Litière souillée et excréments d’animaux domestiques ; Bois traité, verni ou peint ; Charbon de bois ; Sacs en plastiques « biodégradables » ; Plantes traitées ; Plantes, fruits et légumes malades ; Mauvaises herbes montées en graine ; Cadavres d’animaux.

Infos pratiques : Pour aller plus loin et en savoir plus sur le compostage et comment se procurer un composteur en Saumurois, rendez-vous sur https://www.saumur-aggloproprete.fr/compostage/. Kyrielle travaille avec l’entreprise à but d’emploi Asure qui utilise le bois d’anciennes palettes pour fabriquer des composteurs (relire notre article).

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